IA : choisir, orienter, rester humain
Influence IA : de la dépendance aux géants américains au rôle du designer, neuf prises de parole ont montré mardi 13 octobre comment l’IA redéfinit les métiers de la communication, du marketing et du numérique. Retour sur cette journée.

La journée Influence IA s’est ouverte sur une question qui n’aura pas de réponse toute faite. Alors que notre dépendance numérique aux outils américaines est flarante, tant dans les logiciels, les clouds, les modèles LLM, quelles positions les entreprises et les collectivités françaises doivent-elles adopter ?
Accepter cette dépendance stratégique pour « rester dans la course » ou attendre une alternative souveraine, au risque de prendre du retard ? Camille Dufieux (CALIF Lyon), Céline Studer (Keyrus) et Sébastien Valsemey (Somfy) ont ouvert le débat.
Quand l’IA devient prescripteur
Deuxième fil rouge de la journée : la visibilité des marque. Pour Cision, les relations publiques ne visent plus seulement la retombée immédiate, mais à laisser une empreinte durable dans les modèles de langage qui s’appuient sur des sources réputées fiables. Les médias reconnus sont identifiés comme des sources d’authenticité et d’autorité.
Axess Adcom prolonge le constat côté consommateur : à mesure que les IA comparent, recommandent et orientent, la bataille se joue sur le choix, bien au-delà du seul Search. L’agence y présente sa méthodologie pour mesurer la préférence d’une marque dans ces nouveaux parcours.
Des usages déjà au travail
Des interventions métiers concrètes ont montré les IA en action. Square la déploie sur trois moments du packaging : un brief structuré, les contrôles automatisés, l’extraction de données du packaging final.
De son côté Metrixx l’associe à la data et au média pour piloter la performance dans un univers très saisonnier, celui des piscines et spas gonflables Bestway.
L’agence acti livre pour sa part un retour d’expérience sur la refonte de son intranet : 65 000 lignes de code écrites au fil de quelques mois avec Claude.
Le dernier mot à l’humain
Dans un univers tech, la place de la personne est primordiale. Sup de Pub défend une IA qui appuie la promesse pédagogique sans la remplacer, en misant sur l’esprit critique, la posture et le réseau.
DATASOLUTION fait du designer celui qui choisit, élimine et donne une direction quand tout peut se générer instantanément.
La table ronde de clôture élargit la question avec Mathieu Guillermin (UCLy) et Lydie Catalano (IA Marketing) : que laissent nos sociétés à ce qui, en l’humain, résiste au calcul ?


